Formation virtuelle « Écrire un roman, comment ça marche? »

Vous voulez vous lancer dans l’écriture d’un roman?

Vous ne savez pas par où commencer ni comment faire?

Vos idées sont éparpillées dans un fouilli total? Cet atelier est pour vous!

Le dimanche 1er décembre 2019 À la page donnera son prochain atelier de formation virtuel « Écrire un roman, comment ça marche? »

Pendant cet atelier d’environ 3 heures, nous verrons les aspects les plus importants pour l’écriture d’un roman, tel que:

  • le schéma narratif;
  • les bases de l’écriture d’une histoire (et d’un roman);
  • la rédaction du plan;
  • la création des personnages;
  • l’ambiance et les émotions;
  • la publication;
  • les questions les plus souvent posées;
  • les pièges et clichés à éviter;
  • et plusieurs autres.

Lieu: rencontre virtuelle sur la plate-forme Jitsi.

Date: 1er décembre 2019

Heure: de 13 h à 16 h

Coût: 40$

Comment s’inscrire: cliquez sur le bouton de paiement ci-dessous. Vous serez automatiquement inscrits à la formation. Au moment de débuter l’atelier, vous recevez un courriel avec le lien pour accéder à la formation.

Prérequis : aucun (sauf peut-être vouloir écrire un roman)

Pour voir le syllabus de la formation, cliquez ici.

Inscription à la formation « Écrire un roman »

Inscription à la formation « Écrire un roman, comment ça marche? » 1er déc 2019

C$40,00

Guide de survie pour auteurs en salon du livre (prise 2)

Mon guide de survie pour auteurs en salon du livre semble avoir été très populaire et avoir rejoint pas mal de monde.

Cela dit, peu après la publication de celui-ci, je me suis rendue compte qu’il y avait encore des aspects à couvrir sur le sujet. Notamment parce que j’avais oublié certains détails et ensuite, grâce à la collaboration de mes aimables collègues auteurs qui m’ont suggéré quelques trucs supplémentaires (merci Dominic, Geneviève et Marie!).

Voici donc quelques ajouts.

Kit de survie (extras)

  • Bouteille de désinfectant instantané Purell (ou une autre marque)
  • Crème hydratante pour les mains
  • Une montre (ou autre appareil pour lire l’heure)
  • De l’argent liquide, en dollars et en monnaie (on ne sait jamais!)

Kit finances

Conservez toutes les factures des frais que vous avez engagés pour participer au salon. C’est-à-dire:

  • Frais de repas et de collation
  • Frais de transport (bus, auto, train, essence, kilométrage, etc.) et de stationnement
  • Frais d’hébergement

Ne faites pas comme moi et n’oubliez pas de demander vos factures de repas une fois sur deux. Et prévoyez une pochette, un sac ou n’importe quoi de pratique pour transporter et garder vos factures en lieu sûr.

Comme ceci, par exemple:

Note importante sur les factures et finances: sachez que certains éditeurs remboursent ces frais à leurs auteurs, mais pas tous. Certains versent un per diem, peu importe vos dépenses. Tous les frais non remboursés sont aussi déductibles d’impôts, à titre d’artiste. Donc, conservez-les!

Kit techno

Si vous avez un cellulaire, soyez prévoyants. Oui, vous pouvez le charger chaque jour, mais on ne sait jamais, vous pourriez être mal pris. Apportez donc:

  • un fil de recharge
  • un chargeur portatif  ou portable (aussi appelé bloc d’alimentation).

Ce petit bidule est une merveille! Il vous permet de recharger votre téléphone (ou votre tablette) partout et rapidement. Et une fois que votre téléphone est entièrement rechargé, débranchez le bloc d’alimentation rapidement. En plus, ce n’est pas très cher (entre 20$ et 80$ environ, tout dépendant de la qualité).

La plupart des commerces vendant du matériel électronique en ont sur leurs rayons.

Attention! Il faut charger le bloc d’alimentation régulièrement! Idéalement, pendant la durée de votre séjour, branchez-le tous les soirs avant de vous coucher. Pour voir ce que c’est, vous pouvez aller voir ici et ici.

Séances de signatures

  • Évitez d’avoir des séances de signature pendant les heures de diner et de souper. L’achalandage diminue considérablement. Profitez-en donc pour aller manger en même temps que tout le monde pour éviter de perdre du temps dans une salle à demi vide.
  • Pendant les matinées scolaires:
    • inutile de vous presser et d’arriver avant 9 h 30 et même 10 h. Les élèves entrent rarement dans le salon avant cette heure.
    • ne prévoyez pas de séances après 14 h (peut-être même 13 h). Les élèves doivent retourner à l’école, souvent par bus, pour être revenus à l’école vers 15 h-15 h 30. Ils quittent donc le salon une ou deux heures avant. Le salon va littéralement se vider à ce moment-là.
  • Préparez-vous un pitch de vente pour expliquer c’est quoi, l’histoire de votre livre. Ma suggestion est d’avoir une version longue (3-4 phrases, 45-60 secondes) et une version courte (1-2 phrases, max 30 secondes). Essayez d’être percutant. C’est sensiblement la même méthode que le truc du elevator pitch en vente. Vous pouvez en savoir plus ici (en anglais).
  • Vous avez fait votre pitch de vente à votre lecteur, celui-ci est intéressé, mais il hésite? Donnez-lui le signet de votre livre et inscrivez le numéro de votre kiosque au verso. Si votre lecteur, pendant son magasinage, décide finalement d’acheter votre livre, il retrouvera votre kiosque plus facilement.

Autres aspects à considérer

Les vendredis et samedis soirs, surtout au printemps, peuvent être hypothéqués s’il y a une partie de hockey et surtout si le Canadien fait les séries. Durant ces périodes, les salons se vident complètement. (Et non, ce n’est pas une blague…)

Vous voulez les conseils de mes deux billets dans un seul document? Voici le Guide de survie de l’auteur en salon, en version PDF téléchargeable! Et il vient avec un petit extra en plus!

Vous pouvez aussi consulter l’excellent site de mon collègue Dominic Bellavance, dont la section sur les salons de son billet 100 trucs pour faire la promotion de vos livres.

Bonne lecture et bon salon!

Crédit photo: Livreshebdo-Photo F.PIAULT/LH

Guide de survie pour auteurs en salon du livre

Il y a quelques années, en voyant l’insécurité de plusieurs auteurs qui en étaient à une de leur première expérience avec le Salon du livre de Montréal, en tant qu’auteur en séances de dédicaces, j’ai décidé de produire un petit guide de survie en salon pour les auteurs. Depuis 2001, j’ai été responsable de salons pour des éditeurs, puis auteure moi-même. J’en ai vu de toutes les couleurs, croyez-moi.

Le Salon du livre de Montréal (SLM pour les habitués) est le plus grand du Québec, avec ses 120 000 visiteurs (dont 20 000 élèves), 880 maisons d’édition, 400 animations et tables rondes et 2400 séances de dédicaces. Il y a de quoi impressionner.

Il vaut mieux être bien organisé, car passer une ou plusieurs journées à faire des séances de dédicaces et peut-être des animations dans un salon du livre, surtout s’il est grand, peut s’avérer une expérience agréable et enrichissante, mais épuisante et éreintante.

Depuis mon dernier guide de survie, j’ai eu le temps de réfléchir à de nouveaux trucs et conseils. Je vous en livre plusieurs, mais cette fois, j’y ai ajouté des nouveaux qui vous seront utiles pas juste pendant le salon, mais aussi avant.

Un à deux mois avant le salon

Lorsque vous préparez vos séances de dédicaces

  • N’oubliez pas d’avertir votre éditeur de votre intérêt pour un salon. N’attendez pas qu’il le fasse, car certains oublient ou ne proposent pas automatiquement des dédicaces à tous leurs auteurs.
  • Allez fouiner régulièrement sur le site de l’AQSL pour voir les dates butoirs des salons, dans la section Agenda de l’exposant. Ça vous évitera de passer tout droit. Vous pouvez aussi demander à être inscrit sur la liste d’envoi du Bulletin Liaison, qui tient les éditeurs au courant de ces dates.
  • Lorsqu’un éditeur vous demande vos disponibilités, ne lui dites pas que vous êtes disponible mur à mur. Sinon, certains vont réellement vous donner des séances de 9 h à 9 h et vous risquez de trouver cela très épuisant.
  • Prévoyez des blocs de dédicaces ni trop longs ni trop courts. Entre 1 heure et 3 heures à la fois. Pas plus. Si c’est trop long, vous risquez soit de vous ennuyer, soit d’être fatigué. Surtout si vous en êtes à vos premières armes et avez peu de lecteurs. Passer des heures assis à une table sans qu’on nous parle ou même qu’on nous regarde peut être très dur pour l’égo. Vaut mieux prévoir des séances de courte durée et prendre des pauses régulièrement.
  • Si vous avez plusieurs éditeurs, donnez vos disponibilités en blocs à ces derniers lorsqu’ils vous les demandent, pour éviter d’être surbookés. Ex: Donner le jeudi, de 9 h à 12 h à l’éditeur A et de 13 h à 16 h à l’éditeur B. Vendredi, de 9 h à 12 h à l’éditeur C et de 13 h à 16 h à l’éditeur D. Et ainsi de suite.
  • Si possible, prévoyez entre 15 et 30 minutes minimum entre vos différentes séances, surtout si vous devez changer de kiosque. Gardez-vous un peu de temps pour aller à la salle de bain, prendre quelque chose à grignoter, etc. Les déplacements peuvent être infernaux en salons, surtout à Montréal.
  • Prévoyez au moins une heure de pause pour les repas principaux, comme le dîner et/ou le souper. Cela vous donnera le temps de trouver où et quoi manger, de faire la file s’il y en a une, de payer votre repas, de manger sans vous presser, d’aller aux toilettes et peut-être de faire une autre course, si cela s’avère nécessaire. Croyez-moi, le temps passe très vite et on ne sait jamais de quoi on peut avoir besoin.
  • Vous êtes auteur jeunesse? Visez les matinées scolaires. Vous êtes auteur adulte? Visez le vendredi soir et la fin de semaine. Et bien sûr, rien ne vous empêche d’être là aux deux. Sachez que les plages les plus populaires sont les samedi et dimanche, de 12 h à 17 h. Parfois, elles sont réservées aux auteurs vedettes ou à ceux qui viennent de sortir une nouveauté. Et parfois, c’est premier arrivé, premier servi.

Quelques jours avant le salon

On ne le soupçonne pas, mais être dans un salon du livre est exigeant, fatigant, difficile. L’air y est souvent sec, il y a beaucoup de poussière, des tapis, l’éclairage est cru, le bruit y est presque constant, et la température peut y être très chaude lorsqu’il y a foule ou très fraîche lorsque les visiteurs partent.

Bref, après plusieurs heures, on est souvent brûlés, assoiffés, avec les yeux irrités et la gorge sèche. Sans compter que l’on mange parfois sur le pouce (et souvent mal), qu’on a du mal à se souvenir de nos horaires, qu’on ne se rappelle plus dans quel kiosque on doit se rendre, etc. Il y a tout de même moyen de se préparer pour mieux y survivre.

Il est bon d’être prévoyant et d’apporter certaines choses. Je les ai classées par catégories.

Kit de survie

Celui-ci devrait comprendre:

  • Une bouteille d’eau, réutilisable, idéalement;
  • Des gouttes pour les yeux;
  • Un baume pour les lèvres;
  • Une ou des collations;
  • Des pastilles, des bonbons ou de la gomme;
  • Des Tylenols ou des Advils;
  • Votre horaire de dédicaces, avec no. de kiosque, glissé dans votre cocarde.

Kit de base

Ceci est ce que vous devriez apporter pour vos séances de dédicace:

  • Des crayons et stylos, en plusieurs exemplaires (vous seriez surpris de voir le nombre d’auteurs qui les oublient!);
  • Des signets (assurez-vous de toujours en avoir, car certains éditeurs n’apportent pas tout ou pas en quantité suffisante!);
  • Des affiches (si vous en avez);
  • Des élastiques (pour les signets et affiches);
  • D’autre matériel promo, si vous en avez (carte professionnelle, carte postale promo, etc.);
  • Si vous avez de bonnes ventes, qu’il vous est arrivé d’écouler tous vos stocks et que vous avez des exemplaires de vos livres chez vous, vous pouvez en apporter, si ce ne n’est pas trop encombrant. Parfois, c’est utile (mais pas toujours!). Certains éditeurs ou libraires vont les prendre pour les vendre, mais là aussi, pas toujours. Idéalement, il vaut mieux leur en parler avant et éviter de traîner des livres pour rien.

Kit de vêtements

Étant donné que la température des salons varie énormément selon l’achalandage et l’endroit où vous êtes placés, habillez-vous en plusieurs couches. Prévoyez donc:

  • Une chemise ou un chandail léger, à manches courtes;
  • Une veste, un veston ou un chandail plus chaud;
  • Vos lunettes, si vous en portez (évitez les lentilles cornéennes, ça risque de devenir vite inconfortable);
  • Bottes et manteaux légers, si possible. L’espace de rangement est restreint dans les kiosques et l’attente est parfois longue pour le vestiaire;
  • Des chaussures confortables, pour la marche.

Note: Si vous désirez être élégant.e pendant votre dédicace, vous pouvez apporter des souliers chics à talons hauts. Mais prévoyez aussi des chaussures de marche, car vous risquez de vous retrouver avec les pieds en compote à la fin de la journée.

Trucs divers

La plupart des salons ont un espace pour les exposants, situé en retrait, souvent près de celui prévu pour les bénévoles. Ces lieux sont plus tranquilles et moins achalandés. On peut souvent s’y asseoir pour se reposer. Parfois, on y trouve des grignotines, des collations et des boissons. Si vous n’en connaissez pas l’emplacement, demandez à des auteurs expérimentés, à votre éditeur ou aux bénévoles et employés du salon. Quelqu’un finira bien par vous donner la réponse.

Essayez toujours d’arriver d’avance au salon, si possible. Les places de stationnement sont parfois très loin, la marche du métro jusqu’à votre kiosque peut être longue, il peut y avoir de l’attente pour obtenir votre cocarde à l’accréditation ou une file au vestiaire, la foule peut être monstre et vous ralentir. Bref… ne soyez pas à la dernière minute et gardez-vous une marge de manoeuvre pour les déplacements.

Idéalement, lorsque vous arrivez sur place, essayez de repérer les commerces et restaurants qui se trouvent autour. Cela pourrait vous être utile.

Entre vos séances, essayez de sortir un peu à l’extérieur. Prendre l’air, ça fait toujours du bien.

M.À.J. 5 novembre: Après la publication de ce billet, je me suis rendue compte qu’il y avait encore des aspects à couvrir sur le sujet. Notamment parce que j’avais oublié certains détails et ensuite, grâce à la collaboration de mes aimables collègues auteurs qui m’ont suggéré quelques trucs supplémentaires

J’ai donc rédigé un second billet sur le sujet que vous pouvez consulter ici.

Vous voulez les conseils de mes deux billets dans un seul document? Voici le Guide de survie de l’auteur en salon, en version PDF téléchargeable! Et il vient avec un petit extra en plus!

Vous pouvez aussi consulter l’excellent site de mon collègue Dominic Bellavance, dont la section sur les salons de son billet 100 trucs pour faire la promotion de vos livres.

Voilà! Bon salon!

Crédit photo: Jean-Guy Thibodeau, Nightlife.ca

Pourquoi un manuscrit est-il refusé?

Tout a été dit, mais pas par moi.

— Gilles Vigneault

Nombre d’auteurs désirent être publiés, mais plusieurs d’entre eux échouent sans savoir pourquoi.

Le pourcentage de manuscrits publiés, parmi tous ceux envoyés chez des éditeurs, varie entre 1% et 5%, tout dépendant d’un certain nombre de facteurs.

Parmi ces textes acceptés, plusieurs sont des auteurs ayant déjà publié auparavant. La proportion d’auteurs « débutants » qui en sont à leurs premières armes et parviennent à être acceptés chez un éditeur est donc très faible.

De plus, bien des éditeurs, recevant plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de manuscrits par an, ne les lisent pas tous en entier. Parfois, la lecture de quelques pages suffit pour que ces derniers se fassent une idée et rejettent un texte qui ne correspond pas à leurs critères de qualité. (Une expression que vous avez peut-être vue ou entendue souvent.)

Cela vous semble peut-être injuste?

C’est compréhensible, mais n’oubliez pas le nombre très important de textes qu’un éditeur reçoit. De plus, les éditeurs demeurent des professionnels et des gens d’affaires. Ce sont des chirurgiens du livre et leur regard est professionnel, rigoureux, mais souvent sans pitié. Leur expérience leur permet de différencier très rapidement un texte publiable dans leur maison d’édition d’un texte qui ne l’est pas.

Même si aucun manuscrit n’est parfait au départ, plus il accumule les défauts, plus il court le risque d’être refusé.

Sachez aussi que l’éditeur ne peut pas publier tout ce qu’il reçoit. Il doit faire des choix et parfois, ceux-ci sont déchirants, mais c’est ainsi.

Mais pourquoi? Qu’est-ce qui cloche dans mon texte?

Tout d’abord, il se peut que votre manuscrit ne corresponde tout simplement pas à ce que l’éditeur recherche. Ce n’est donc pas toujours une évaluation sur la qualité de votre manuscrit. Cependant, il y a tout de même des critères à connaître et qui peuvent faire la différence entre voir son manuscrit accepté ou refusé.

Et puisque les éditeurs expliquent rarement les raisons de leurs refus, vous êtes souvent dans le noir concernant ce qui a motivé leur décision.

Les raisons énoncées ici ne sont pas les seules prises en compte, mais les connaître peut vous aider. Voici une petite liste (non exhaustive) d’erreurs, parfois capitales, faites par certains auteurs:

1. Envoyer un manuscrit à un éditeur sans avoir fait de recherche sur ce dernier.

C’est le genre d’erreur qui fait que certains auteurs envoient un manuscrit de poésie à un éditeur spécialisé en littérature jeunesse. Ou un livre de cuisine à un éditeur publiant du livre scolaire. Dans ces cas, l’éditeur ne lira même pas le manuscrit qui sera refusé illico sans avoir été évalué.

Cette erreur est bien plus répandue qu’on ne le croit. Vérifiez les publications des éditeurs que vous ciblez. Cela augmentera déjà vos chances et vous évitera de perdre temps et argent.

Il y a d’autres critères pour soumettre un manuscrit.

Tout d’abord, certains éditeurs n’acceptent plus que les manuscrits en format numérique, d’autres en format papier et d’autres acceptent les deux. Il est donc important de valider cela avant d’envoyer quoi que ce soit.

Parmi les éditeurs acceptant les manuscrits en format papier, les critères ressemblent souvent à ceci:

  • Feuilles 8 1/2″ x 11″ (format lettre);
  • Dactylographié;
  • Imprimé recto seulement à double interligne ou interligne et demi;
  • Paginé;
  • Taille de police standard, comme Times New Roman ou Arial, de taille 12 ou 14 points.

Allez toujours vérifier sur les sites des éditeurs avant. Chacun d’eux a ses propres exigences et vous maximisez vos chances en respectant celles-ci.

Pour les éditeurs qui acceptent les manuscrits numériques, vérifiez s’ils acceptent les textes en format Word, PDF ou autres.

On demande souvent de joindre une lettre de présentation avec le manuscrit, contenant les informations suivantes : résumé, synopsis, genre, public cible; ainsi qu’une lettre de présentation sur vous, contenant une bibliographie si vous en avez une.

Et, si possible, évitez les mises en page compliquées, les décorations, fioritures et autres fantaisies. Tout d’abord, l’éditeur n’évalue que le texte. Ensuite, s’il publie ce dernier, il se chargera de la mise en page. Si vous avez des éléments visuels ou autres trucs à ajouter, il sera temps de le faire une fois que l’éditeur aura accepté votre manuscrit.

2. Ne pas avoir lu avant

Ce genre d’erreur peut sembler étrange, mais elle est également plus commune qu’on le penserait. Nombre d’auteurs écrivent des manuscrits sans avoir lu quoi que ce soit avant (ou en ayant lu bien peu).

Ce genre d’erreur fait en sorte que leurs manuscrits souffrent souvent de plusieurs défauts non négligeables. Parmi ceux-ci, voici les faiblesses les plus courantes et les plus importantes.

  • Intrigue banale lue des centaines de fois
  • Personnages clichés, unidimensionnels et sans personnalité
  • Péripéties et dénouements prévisibles
  • Qualité d’écriture moyenne ou carrément mauvaise

Ce genre d’erreurs ne pardonnent pas, surtout si votre texte contient la plupart d’entre elles. Peu de textes sont parfaits, mais un manuscrit qui cumule trop de ces faiblesses sera vite écarté.

Bien des auteurs se lancent dans l’écriture d’un roman sans en avoir lu d’autres avant et ignorent ce qui se publie déjà. Ils sont donc convaincus d’avoir une merveilleuse histoire originale et palpitante. Mais étant donné leur manque de connaissance du marché, ils ne peuvent savoir que leur texte ne se démarque pas.

Mais les éditeurs, eux, ont lu beaucoup de textes. Des histoires comme la vôtre, ils en ont peut-être lu des centaines. Et la plupart ne veulent pas publier du réchauffé, ils veulent un manuscrit qui a quelque chose d’unique, que ce soit au niveau de l’histoire, des personnages, du contexte ou du style.

Pour être publié, votre texte doit se démarquer, avoir quelque chose de différent.

Bien sûr, il est difficile d’être parfaitement original sachant que tant d’histoires, tant de livres ont été publiés. Mais il est toujours possible de se distinguer malgré tout. Parfois, une intrigue un peu ordinaire peut être compensée par des personnages colorés ou un style littéraire élégant.

Regardez ce qui se fait ailleurs, et pas juste dans les livres. Les films, la télévision nous influencent aussi. Si votre histoire ressemble trop à ce qui existe déjà, ce n’est peut-être pas bon signe.

3. Soumettre un texte bourré de fautes.

Cette erreur, aussi surprenante soit-elle, est également fréquente. Et on ne parle pas simplement de style ou d’esthétique. On parle de règles élémentaires. Un certain nombre de textes soumis à des éditeurs souffrent d’importantes lacunes, tant sur le plan de l’orthographe, de la grammaire que de la syntaxe.

Certains manuscrits ont des fautes à toutes les phrases! (Je n’exagère pas.) Certains ont des phrases si mal construites que cela rend le texte incompréhensible.

Il est très difficile, voire carrément désagréable pour un éditeur de lire un texte alors qu’il bute constamment sur des fautes. Cela nuit grandement à l’appréciation du texte. De plus, si le travail de correction s’annonce trop important, cela signifie des coûts plus élevés pour l’éditeur, ce qui peut le décourager de publier le texte.

Donc, avant d’envoyer votre manuscrit à un éditeur, faites-le corriger ou investissez dans un correcteur comme Antidote. Cela vaut souvent la peine.

Cette courte liste évoque, de manière brève, quelques pièges à éviter lorsque vous soumettez un manuscrit à un éditeur. Bien sûr, ce ne sont pas les seuls critères qui sont considérés, mais ils sont importants et vous ne devriez pas les sous-estimer.

Il y a toutes sortes de façons d’écrire un texte de qualité. Mais il faut aussi savoir éviter les erreurs importantes énumérées ci-dessus.

Sur ce… bonne écriture!

L’ambiance

Un aspect dont on parle peu dans l’écriture est à quel point l’ambiance peut être importante dans un texte.
Certains textes s’y prêtent peut-être plus que d’autres, cela dit.

Mais qu’est-ce que l’ambiance, exactement?

Une des définitions que j’aime bien est celle-ci:

« Atmosphère matérielle ou morale qui environne une personne ou une réunion de personnes. »

La définition est intéressante et démontre à quel point décrire une atmosphère peut être tout un défi.
Mais d’abord, à quoi celle-ci peut-elle servir?
En gros, à « mettre la table ». Que ce soit un roman d’horreur, un polar, une romance, une comédie, un drame psychologique, il est essentiel que le lecteur sente rapidement dans quel type d’histoire il va embarquer.
L’ambiance (ou l’atmosphère, si vous préférez) sert à susciter des émotions chez le lecteur et à le plonger dans un état émotif qui le préparera pour la suite des choses.

Comment faire?

Demandez-vous quels genres d’émotions vous voulez faire vivre au lecteur, ce que vous désirez lui faire ressentir et vers quoi vous voulez l’amener. Cela sera déterminant.
Ensuite, le vocabulaire que vous utiliserez est crucial. Évitez d’utiliser des termes neutres, sans charge émotive, car (je le répète) vous devez susciter des sentiments chez le lecteur. Disons, par exemple, que vous voulez créer une atmosphère d’horreur.

Les mots que vous emploierez devront générer un sentiment de peur, d’oppression ou de dégoût chez le lecteur.
Si vous voulez, en revanche, asseoir l’atmosphère pour une scène romantique, les mots utilisé devront refléter une ambiance douce, feutrée, intime, voire sensuelle.

Pour ce faire, pensez également à exploiter les sens de vos personnages. TOUS les sens. Trop souvent, on se limite uniquement au sens de la vue en négligeant les autres.
Songez à l’éclairage. Sera-t-il cru ou tamisé? Aux néons qui clignotent ou aux bougie? Y a-t-il des craquements inquiétants, des bourrasques de vent hurlantes? Ou alors, de la musique relaxante?

Songez aussi aux odeurs: y a-t-il un doux parfum dans l’air ou des effluves pestilentiels? N’oubliez pas le sens du toucher également avec les textures, la chaleur ou le froid. Et pourquoi pas, même le goût?

Les actions des personnages, leurs réflexions et leurs sentiments contribuent également à instaurer l’atmosphère que vous allez créer. Ils ne sont pas à négliger. Se sentent-ils anxieux, effrayés, voire terrifiés? Ou au contraire confortables et détendus?

Enfin, lorsque vous parlez des réactions et émotions des personnages, n’oubliez pas que ceux-ci ont eu effet sur le corps, pas juste l’esprit.
Un personnage terrifié aura peut-être des frissons dans le dos, de la sueur sur les tempes, le cœur qui bat la chamade, les mains qui tremblent. Un autre qui sera relax respirera peut-être lentement, sera envahi d’une douce chaleur dans le ventre, se sentira peut-être même somnolent, etc.

En gros, l’ambiance prépare votre lecteur, par le biais des sensations et des émotions, à ce qui aura lieu par la suite.
Ceci dit, il n’est pas nécessaire de mettre de l’atmosphère partout dans le texte. En faire trop peut alourdir la lecture et noyer le lecteur. Cependant, lors de scènes clés, elle peut être importante.
L’ambiance est un peu comme le sel dans une recette: il faut en saupoudrer juste assez.

La routine d’écriture

S’il y a une question qui revient souvent, quant à la méthode utilisée par les auteurs, c’est bien sur la fameuse routine d’écriture.

Y a-t-il une méthode privilégiée, voire infaillible? Y a-t-il une façon de débloquer les torrents de la création littéraire?

En réalité, il faut savoir qu’il n’y a pas qu’une seule manière de procéder. Il n’existe aucune formule magique ni recette à suivre pour créer, que ce soit en écriture ou même tout autre discipline artistique.

En revanche, s’il y a une chose qui revient presque toujours, et ce, dans pratiquement tous les domaines artistiques, c’est le besoin « d’être dans sa bulle ». Mais comment s’assurer d’avoir cette bulle, s’il n’existe pas de méthode miracle?

Il y a tout de même plusieurs conditions qui peuvent être réunies afin de faciliter le travail d’écriture. L’important, c’est surtout de se connaître soi-même et de découvrir ce qui marche pour soi.

Mais à quoi ça ressemble, une routine d’écriture? Que faut-il faire pour en développer une? Voici cinq éléments à connaître et qui peuvent vous aider :

 

1. Le moment

Certains créent plus facilement le matin et vont jusqu’à se lever à l’heure de poules pour être en pleine forme et commencer la journée par une bonne séance d’écriture.

D’autres, en revanche, privilégient le soir, quand tout est calme et que leur journée est terminée. Certains allèguent même qu’ils écrivent mieux lorsqu’ils sont un peu fatigués, car ils se censurent moins. Et pour certains, l’heure de la journée n’a aucun impact sur la création.

 

2. Le lieu

Bien que certains auteurs écrivent dans des cafés avec leur portable, que certains le fassent dans leur bureau ou que d’autres écrivent sur la table de la salle à manger, la plupart ont quelque chose en commun: ils le font dans un endroit où ils n’auront pas trop de distractions.

D’abord, il est parfois tentant, lorsque c’est le moment de s’asseoir devant l’écran, de commencer une brassée de lessive ou de vaisselle. Parfois, les enfants ont mille et une demandes, le téléphone se met à sonner…

Bref, les distractions sont probablement les pires ennemis de la création artistique. Ce n’est pas pour rien que bien des artistes s’isolent quand vient le temps de créer.

Il est donc important de trouver un endroit où l’on sera tranquille, quel qu’il soit.

 

3. La nourriture et la boisson

Certains auteurs – comme moi – sont friands de café et ne peuvent imaginer écrire sans cette boisson. D’autres préfèrent nettement le thé. Certains n’ont aucunement besoin de cela. Et si certains auteurs ont déjà écrit sous l’effet de l’alcool ou des substances illicites, disons que ce n’est pas nécessairement recommandé. Je vous suggère vraiment de trouver d’autres méthodes moins dommageables.

 

4. La régularité

Une autre condition importante pour aider non seulement l’écriture, mais aussi l’instauration d’une routine, est la régularité. Quand on s’installe devant son ordinateur (ou son carnet de notes ou tout ce qui vous convient), on a souvent besoin d’une certaine période pour s’immerger à nouveau dans notre œuvre et « redémarrer la machine », en quelque sorte. Un peu comme une période d’échauffement avant l’exercice. Mais plus on écrit souvent, plus il devient facile d’écrire. Il est donc important d’écrire souvent, tous les jours, si possible. Même si c’est pour une courte période.

À l’inverse, plus les délais entre chaque séance d’écriture sont longs, plus il devient difficile de repartir d’où on était, se replonger dans sa bulle et écrire. Donc, établir un horaire régulier, même si ce n’est que pour des périodes de 30 minutes, par exemple, est recommandé.

 

5. Déconnectez-vous!

J’ai déjà abordé le sujet de l’absence de distractions plus tôt. Ça inclut TOUTES les distractions numériques également. Cachez votre cellulaire, mettez-le en mode silencieux ou éteignez-le carrément si vous le pouvez.

N’allez pas naviguer sur internet, sauf si c’est pour faire une recherche absolument essentielle à votre histoire et qui aura une incidence majeure sur celle-ci dès le moment où vous l’écrivez. Et surtout, tenez-vous loin des réseaux sociaux! Il existe même certains logiciels et applications qui les bloquent carrément sur votre ordinateur. Bref, bannissez tout ça!

 

Bien sûr, il existe d’autres trucs qui peuvent vous aider aussi. Certains auteurs portent des vêtements confortables pour écrire, d’autres partent carrément en isolation dans un chalet éloigné, certains font des pauses avec des promenades régulières. Certains utilisent la méthode Pomodoro, que vous pouvez voir ici. Il n’est pas nécessaire d’aller jusque-là, mais vous voyez le topo.

Et comme je disais, l’important est de savoir ce qui vous convient à vous. Quitte à y aller par la méthode essai-erreur avant de trouver la bonne.

Et enfin… un dernier truc en bonus que je dis tout le temps aux futurs auteurs : persévérer, persévérer, persévérer!

 

Photo: Pexels

La publication

Si la vie avait une seconde édition, ah ! Comme je corrigerais les épreuves !

— Oscar Wilde

Ha… la publication. Avouons-le, même si les auteurs écrivent d’abord et avant tout pour eux-mêmes (sinon, ils n’auraient pas de plaisir à le faire), ils écrivent aussi dans le but d’être lus et donc… publiés.

Si certains, comme la poétesse Emily Dickinson qui a caché la majorité de ses textes jusqu’à sa mort, n’y tiennent pas du tout, c’est plutôt rare.

L’auteur a un désir de s’exprimer, de raconter une histoire et souvent, c’est plus fort que lui. Une obsession. Le désir d’être lu, de faire une différence dans la vie des gens peut être fort lui aussi.

Donc, après l’écriture, la publication devient la prochaine étape.

Mais comment faire? Par où commencer?

Rappelons-le, entre 1% et 3% seulement des auteurs qui envoient un manuscrit à des éditeurs sont publiés. De plus en plus, certains se tournent maintenant vers l’auto-édition ou l’édition à compte d’auteur plutôt que l’édition « traditionnelle ». Mais pour plusieurs, cette dernière option est encore celle qui est privilégiée.

Dans ma carrière en maison d’édition, j’ai vu nombre d’écrivains en herbe commettre plusieurs erreurs qui nuisaient beaucoup à leurs chances d’être publiés. Et cela est bien plus commun qu’on pourrait le croire.

Sans aller nécessairement dans le détail, voici quelques conseils qui peuvent vous aider à améliorer vos chances.

1. La qualité de la langue

C’est probablement le péché numéro un. Certains auteurs ne se relisent tout simplement pas. Leur manuscrit est truffé d’erreurs à un point où le texte est pratiquement illisible ou si désagréable à lire qu’on décroche rapidement.

Corrigez votre texte. Faites-le relire par une personne compétente. (Non, votre voisine « forte en français au secondaire » n’entre probablement pas dans cette catégorie.)

2. Bien cibler son éditeur

Une autre faute très répandue. Malheureusement, certains auteurs envoient leur manuscrit à n’importe quelle maison d’édition sans vérifier que ce dernier correspondra à sa ligne éditoriale. Autrement dit : si un éditeur publie du roman jeunesse, ne lui envoyez pas un recueil de poésie. Votre texte sera probablement rejeté très rapidement. Sois dit en passant, vérifiez aussi sous quel format l’éditeur désire recevoir le texte. Certains le veulent en format imprimé, d’autres en version numérique.

3. Lisez beaucoup et soyez au courant

Le nombre de livres publiés est immense et est en nette progression depuis des années. Malheureusement, cela signifie qu’il est difficile de se démarquer. Plusieurs écrivains s’imaginent avoir l’idée du siècle ou, ayant été inspirés par la mode littéraire de l’année, tentent de surfer sur la vague. Hélas, puisque certains se lancent dans l’écriture sans avoir lu ce qu’il y a sur le marché, ils ne font qu’écrire une histoire banale lue des centaines de fois. Bref, certains pensent avoir une idée originale et géniale alors qu’il n’en est rien, ce qui risque fort de les mener à un échec.

 

Il y a bien sûr plusieurs autres notions à savoir avant d’envoyer un texte à un éditeur. Mais celles-ci sont probablement les trois plus importantes qui résument le tout. Et puis, à la fin… armez-vous de patience!

La réécriture

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.
Boileau, L’Art poétique

Qu’est-ce que c’est?

La toute première version d’un texte s’appelle « premier jet ». Car ce dernier ne sera jamais parfait du premier coup. Un écrivain ne publiera donc pas son texte tel quel. Pas plus qu’il n’enverra ce dernier à son éditeur sans l’avoir corrigé et retravaillé.
Mais, l’aspect à retenir est qu’il ne s’agit pas d’une simple relecture ou l’on se contente de corriger les fautes d’orthographe ou de grammaire. Il s’agit, bien souvent, d’une lecture approfondie ou l’on est à l’affût des longueurs à éliminer, des scènes au potentiel mal exploité, des passages manquant de clarté, des scènes à déplacer ou à élaguer, des trous dans l’intrigue, des informations oubliées, des problèmes de cohérence, des nœuds non résolus dans l’histoire, etc.
En revoyant son texte sous un regard neuf et en prenant du recul, l’auteur peut souvent dénicher les défauts du texte qu’il ne pouvait pas voir au moment de l’écriture. C’est une étape essentielle, mais parfois mal connue du processus d’écriture d’une œuvre.

Quand fait-on la réécriture?

Généralement, elle se fait lorsque le premier jet est terminé. Souvent, il vaut mieux laisser reposer le manuscrit un peu, lorsqu’il est fini, avant d’y replonger. Certains auteurs vont même attendre jusqu’à plusieurs jours ou plusieurs semaines avant de retoucher à leur texte. Cependant, certains corrigent carrément leur texte au fur et à mesure qu’ils l’écrivent et font une relecture un peu moins fouillée par la suite.

Comment fait-on?

Il n’y a pas une seule méthode pour procéder. Plusieurs auteurs vont imprimer leur texte pour le relire, car relire leur manuscrit sur papier plutôt que sur l’écran permet parfois de voir ce dernier autrement. Certains auteurs utilisent également des logiciels de correction tels qu’Antidote comme complément à la relecture. Il n’y a pas qu’une façon de le faire, il suffit de prendre du recul et se relire en gardant l’esprit ouvert au changement.

Quand est-ce le temps d’arrêter?

Les auteurs ont souvent cette particularité d’être perfectionnistes et de vouloir retravailler et corriger leur texte sans fin. Une question souvent posée est : quand saurai-je que c’est le moment d’arrêter (et incidemment, d’envoyer mon texte à un éditeur)?
Je réponds souvent à la blague : quand vous ne pouvez plus voir votre texte en peinture et que vous avez juste envie de le lancer au bout de vos bras!
Bien qu’il n’y ait pas un indice précis permettant de répondre à cette question, quelques signes peuvent vous aider. Si vous en êtes rendus à recorriger les mêmes passages ou les mêmes scènes, encore et encore; si vous en êtes rendus à corriger des détails comme des virgules par-ci par-là (alors que vous l’avez déjà fait), que vous doutez de tout, que ne savez plus ou vous en êtes, bref, si vous avez pas mal tout relu et que vous êtes dans la répétition et le fin, fin détail, il est peut-être temps de lâcher le morceau et de faire lire votre texte par quelqu’un d’autre.

Je croyais que l’éditeur faisait déjà ce travail?

Oui. Cependant, sachez que les éditeurs reçoivent énormément de manuscrits. Plusieurs centaines par année. Là-dessus, entre 1% et 3% (les chiffres varient selon les sources) finissent par être publiés. Votre texte devrait donc être le plus parfait possible. Moins il restera de fautes et de défauts dans l’histoire, plus votre texte a des chances d’être publié. Il est donc extrêmement important de perfectionner votre manuscrit autant que possible avant de l’envoyer à un éditeur.