manuscrit accepté

Votre manuscrit est accepté! Et maintenant?

Vous avez envoyé un manuscrit à un éditeur et après des mois d’attente, vous recevez la bonne nouvelle : celui-ci est enfin accepté! Tout d’abord, félicitations!

Sachant qu’en moyenne, 1% à 5% des manuscrits soumis aux maisons d’édition sont publiés (et que 95% à 99% sont refusés), c’est un bel exploit.

Mais si vous en êtes à votre première expérience avec une maison d’édition, peut-être que vous ignorez ce qui arrivera par la suite. Entre le moment où un éditeur a dit « oui » et celui où le livre aboutit en librairie, comment les choses se passent-elles?

Le processus d’édition

Pour quiconque n’œuvre pas dans le domaine, la production d’un livre peut sembler un peu mystérieuse. Qui travaille sur le manuscrit? Quelles sont les tâches de l’éditeur, de l’auteur? Combien de temps cela prend-il? Qui apporte le livre en librairie?

Autant de questions que les auteurs en herbe peuvent se poser.

Dans ce billet, je dresserai un portrait général du processus d’édition d’un livre. Bien sûr, chaque maison possède sa façon de faire et il y a des différences d’un endroit à l’autre. De plus, chaque projet est unique et le travail à y faire est toujours un peu du « sur mesure ». Mais dans l’ensemble, la manière de fonctionner reste à peu près la même. Les étapes de production changent assez peu. Voici donc, grosso modo, à quoi vous pouvez vous attendre.

Le manuscrit est accepté

Votre texte a été lu par un comité de lecture, puis par l’éditeur (ou le directeur littéraire) et on vous a contacté pour vous annoncer que la maison souhaite le publier.

Et après, qu’est-ce qui se passe?

Tout d’abord, on commence par signer un contrat d’édition. Ce dernier va déterminer, entre autres, la durée de la licence ou de cession de droits, les dates et montants des redevances que l’auteur doit recevoir, les types de droits dérivés couverts, les dates de remise du texte, les délais pour publier le livre, les conditions de résiliation de contrat, les scénarios en cas de mévente, etc.

Parfois, le contrat est envoyé alors que la production du livre est déjà entamée, mais ce n’est pas l’idéal. Il vaut mieux, autant pour l’auteur que pour l’éditeur, que le contrat soit signé avant que l’on commence quoi que ce soit. S’il survient un désaccord, le fait d’avoir un contrat déjà signé permet de protéger les deux partis.

Sachez aussi qu’à partir du moment où le texte est accepté et le contrat signé, cela ne signifie pas que le travail sur votre manuscrit débutera dès le lendemain. Il peut s’écouler plusieurs semaines, voire plusieurs mois entre ce moment et le début de la production. La raison est que les éditeurs ont souvent des calendriers de production bien remplis.

 

1) Le travail éditorial (ou direction littéraire)

Qu’est-ce que c’est?

C’est la première étape du travail effectué sur le manuscrit avant que celui-ci ne devienne un livre. En gros, un éditeur (portant parfois un autre titre) fera une lecture attentive du texte pour relever les défauts et les faiblesses du récit. Bien que l’éditeur puisse corriger la langue, ce n’est pas l’essentiel de son travail.

Le gros de ses tâches consiste à dénicher les problèmes que le roman peut contenir. Cela peut-être au niveau de la structure, du rythme, de la cohérence, des dialogues, des personnages, des péripéties, de la clarté, des enjeux, du réalisme, du message et des valeurs véhiculés, des longueurs, de la finale, etc. Il y a de nombreux aspects à considérer dans un récit. Bref, l’éditeur se concentre surtout sur l’histoire elle-même.

Une fois cela fait, il renvoie le texte annoté et commenté à l’auteur pour que celui-ci puisse en corriger les défauts. Parfois, l’éditeur accompagnera le texte d’un rapport plus général. Cela dit, l’auteur n’a pas nécessairement à être d’accord avec chacune des interventions de l’éditeur. Il y a souvent place à négociation, mais l’auteur ne peut pas tout refuser non plus. Il peut également proposer de nouvelles idées. Le but est de collaborer afin d’arriver à une version du texte qui contente tout le monde.

Qui fait cela?

Tout dépendant de la taille de la maison d’édition, la personne effectuant ce travail porte souvent le titre d’éditeur, de directeur littéraire ou de chargé de projet. Dans les maisons plus grandes, certaines tâches sont faites par plusieurs personnes occupant différents postes (éditeur, directeur littéraire, chargé de projet, assistant éditorial). Dans les maisons plus petites, les employés cumulent souvent plusieurs tâches différentes. Elles ont souvent des formations littéraires ou dans des domaines connexes. Bien que la plupart soient des salariés, certains sont parfois pigistes.

Combien de temps cela prend-il?

Tout dépendant de la taille du texte et du nombre de problèmes rencontrés, entre plusieurs jours et plusieurs semaines.

 

2) La révision linguistique

Qu’est-ce que c’est?

Une fois que le travail éditorial est terminé et que l’auteur et l’éditeur sont parvenus à une version satisfaisante du texte, ce dernier est envoyé en révision linguistique.

À ce moment-là, la majeure partie des corrections seront concentrées sur la langue, c’est-à-dire : l’orthographe; la grammaire; la syntaxe; la ponctuation; la typographie, les anglicismes, les impropriétés, les structures de phrases, les répétitions, les calques de l’anglais, les anacoluthes, etc. Souvent, les réviseurs vérifient aussi les informations factuelles et s’assurent de l’uniformité de divers éléments du texte.

Ensuite, le réviseur retourne le texte à l’éditeur, qui jettera parfois un regard rapide avant de le renvoyer à l’auteur, pour qu’il apporte ou approuve les corrections.

Qui fait cela?

Généralement, il s’agit d’un réviseur linguistique. Ce sont des personnes qui possèdent des connaissances spécialisées et très pointues de la langue. Souvent, elles ont une formation spécifiquement en révision, mais pas toujours. La plupart du temps, elles sont des pigistes qui travaillent pour plusieurs éditeurs différents.

Combien de temps cela prend-il?

Encore une fois, tout dépendant de la taille du texte et du nombre de problèmes rencontrés, entre plusieurs jours et plusieurs semaines.

 

3) La mise en page (ou montage)

Montage

Qu’est-ce que c’est?

Lorsque la révision linguistique est terminée et approuvée tant par l’auteur que par l’éditeur, le texte est prêt à partir à la mise en page. L’éditeur envoie donc le texte (qu’il a préparé au préalable pour le montage) à un graphiste.

À partir de là, le graphiste convertira le texte, à l’aide d’un logiciel prévu à cette fin (Adobe InDesign, par exemple), en format livre. Parfois, il existe déjà des maquettes ou des grilles graphiques qu’il faudra suivre. C’est souvent le cas pour des romans, surtout s’il y a des collections et que le visuel ne doit pas trop changer.

Sinon, le graphiste va choisir la facture visuelle, des nouvelles fontes de caractères, le format des interlignes, le look des titres de chapitres si nécessaire, celui des titres courants, des illustrations ou photos, etc. Il va parfois ajouter des éléments visuels supplémentaires, proposer des idées à l’éditeur et à l’auteur. C’est aussi lui qui fera la couverture. Il devra donc faire la recherche de photo ou d’illustrateur, trouver le style à adopter pour bien représenter le contenu, déterminer les meilleures fontes de caractères, faire du montage photo, etc. À la fin, le tout sera converti en format PDF qui sera destiné à l’impression.

Mais une fois cette étape achevée, le boulot n’est pas terminé.

Qui fait cela?

C’est le travail du graphiste. Généralement, il possède une formation en graphisme ou design graphique. Ces personnes peuvent être des employés ou des pigistes.

Combien de temps cela prend-il?

Tout dépendant de la taille du texte et de la complexité de la mise en page, entre plusieurs jours et plusieurs semaines. Plus il y a d’éléments particuliers dans la mise en page, plus ce sera long.

 

4) Les illustrations (ou les photos)

Illustrations

Qu’est-ce que c’est?

Les illustrations ne sont pas présentes dans tous les livres. On emploie généralement des illustrations dans les romans jeunesse ou les albums. Quant aux livres adultes, certains ont des illustrations sur la couverture alors que d’autres utilisent des photos.

Lorsqu’il y a un illustrateur, ce dernier est choisi soit par l’éditeur, soit par le graphiste (ou un directeur artistique) ou les deux. Parfois, l’auteur participe au choix, mais pas toujours. On sélectionne l’illustrateur selon son style, pour qu’il s’harmonise bien avec le texte. Il signera un contrat avec la maison déterminant combien d’images doivent être fournies, dans quelles conditions (couleurs ou noir et blanc), de quel format, dans quel délai et à quel tarif.

S’il n’y a pas d’illustrations et que l’on choisit une photo pour la couverture, on prend habituellement celles-ci sur des banques de photos où il est possible de payer des droits d’utilisation.

Qui fait cela?

Un illustrateur professionnel, ayant souvent une formation en arts ou même en graphisme, fera généralement les illustrations. Ces personnes sont pratiquement toujours pigistes.

Combien de temps cela prend-il?

Tout dépendant du nombre d’images à fournir et de leur complexité, entre plusieurs jours et plusieurs semaines.

 

5) La correction d’épreuves

Qu’est-ce que c’est?

Les épreuves, ce sont les fichiers du livre en format PDF préparés et montés par le graphiste. Ceux-ci seront éventuellement envoyés à l’imprimeur. Mais attention! Ce n’est pas encore fini. En effet, un nouveau joueur, le correcteur d’épreuves, entrera à son tour dans le processus.

Cette personne fera une ultime lecture pour attraper les dernières fautes (aussi appelées « coquilles ») qui auraient pu échapper aux lecteurs précédents. Bien qu’elle porte attention pratiquement aux mêmes détails que le réviseur, elle n’est pas censée proposer un grand travail de réécriture, mais se concentrer sur l’essentiel. En effet, de grosses modifications, à ce stade, peuvent causer des problèmes au graphiste et à l’éditeur.

Le correcteur va aussi examiner les aspects visuels ou de mise en page des épreuves, comme les titres courants, les folios (numéros de page), les alignements de paragraphes, les alinéas, les marges, l’équilibre des pages (s’il y a des éléments visuels, entre autres) et d’autres éléments typographiques précis.

Qui fait cela?

Généralement, il s’agit d’un correcteur d’épreuves. Comme les réviseurs linguistiques, ces personnes possèdent des connaissances spécialisées et très pointues de la langue. D’ailleurs, certaines effectuent de la révision et de la correction d’épreuves, mais ne font pas ces deux étapes sur le même livre. Elles font l’une ou l’autre. La plupart du temps, elles sont des pigistes qui travaillent pour plusieurs éditeurs différents.

Combien de temps cela prend-il?

Encore une fois, tout dépendant de la taille du texte, du nombre de problèmes rencontrés, mais aussi de la complexité de la mise en page, entre plusieurs jours et plusieurs semaines.

 

6) L’impression

Imprimeur

Qu’est-ce que c’est?

Le livre est enfin prêt à partir chez un imprimeur! Le graphiste va donc lui envoyer les fichiers PDF. Auparavant, l’éditeur a fait des demandes de soumission afin de connaître le coût de l’impression et de choisir quelle quantité d’exemplaires conviendra le mieux. Une fois cela fait, il réserve du temps de presse.  Cela veut dire que l’imprimeur lui garantit qu’une ou plusieurs presses (ainsi que d’autres machines) serviront à imprimer ses livres sur une période prédéterminée et que les livres seronts livrés à une certaine date.

Ensuite, une partie des stocks est livrée chez l’éditeur et l’autre, chez le distributeur.

Qui fait cela?

Les imprimeurs possèdent plusieurs employés, dont, entre autres, des graphistes, des pressiers (employés responsables des presses), des journaliers, des opérateurs, des représentants.

Combien de temps cela prend-il?

Tout dépendant de différents facteurs comme la longueur du livre, la présence ou non d’images, la présence de couleur à l’intérieur, le type de reliure, les options supplémentaires à l’intérieur ou sur la couverture, la quantité d’exemplaires à imprimer, cela prend entre deux et quatre semaines environ si on imprime dans le même pays. Si on imprime à l’étranger, cela peut prendre plusieurs mois.

 

7) La distribution et la vente

Le livre est maintenant imprimé et livré chez un distributeur. Ce dernier s’occupera tout d’abord, alors que le livre n’est pas encore terminé, de rencontrer des libraires et commerces. Cela, dans le but de les convaincre de prendre le livre en consigne (car ils peuvent retourner les invendus à l’éditeur après un certain temps). Après, le distributeur se charge de l’entreposage des livres et de leur livraison auprès des différents points de vente (librairies, magasins à grande surface, pharmacies, épiceries, magasins spécialisés, etc.).

Qui fait cela?

Le distributeur possède généralement une équipe de représentants qui assurent le premier contact avec les commerces. Ensuite, il a des commis en entrepôt et des personnes aux départements des ventes, qui assurent le suivi avec les différents commerces et détaillants.

Combien de temps cela prend-il?

La livraison du premier tirage prendra habituellement quelques jours, jusqu’à parfois deux semaines environ.

Et c’est fini!

La production est terminée, votre livre est enfin en librairie! Voilà donc, en gros, à quoi vous pouvez vous attendre lorsque votre manuscrit est accepté. Vous comprendrez donc, avec toutes ces étapes, que le processus prenne plusieurs mois. Donc, il vous faudra être patient.

Mais l’attente en vaut la peine, car tenir son livre dans ses mains, c’est toujours une expérience incroyable!

Bonne publication!

 

Crédit photo: Image 1: jcomp, Freepik; Image 2, 3, 6: Evelyne Gauthier; Image 4: Adobe; Image 5: fabrikasimf, Freepik; Image 7: bearfotos, Freepik; Image 8: Jens P. Raak, Pixabay

Correction

Formation virtuelle «Comment corriger mes textes avec le logiciel Antidote?»

Vous avez fini d’écrire votre roman et vous désirez le corriger avant de l’envoyer à des éditeurs? Vous avez le logiciel Antidote, mais ne savez pas comment l’utiliser efficacement? Vous vous sentez submergés et déboussolés quand vous essayez d’utiliser le correcteur sur vos textes?

Vous avez besoin de comprendre comment Antidote fonctionne pour l’employer de manière optimale? Cet atelier est pour vous!

Lors de cette formation, vous en apprendrez plus sur les fonctionnalités de ce logiciel telles que:

  • les dictionnaires
    • les définitions;
    • les locutions;
    • les synonymes;
    • les antonymes;
    • les cooccurrences;
    • le champ lexical;
    • les conjugaisons des verbes;
    • les variantes et difficultés des mots, etc.
  • les guides
    • Orthographe;
    • Lexique;
    • Grammaire;
    • Syntaxe;
    • Ponctuation;
    • Style;
    • Rédaction, etc.
  • le correcteur
    • Répétitions;
    • Tournures;
    • Lisibilité;
    • Pragmatique;
    • Sémantique, etc.

Vous pouvez apprendre à les apprivoiser et les utiliser de manière efficace.

Note: le cours ne fera pas de vous un correcteur ou un réviseur professionnel. Il s’adresse à ceux et celles qui veulent pouvoir utiliser cet outil pour corriger leurs textes.

Lieu: rencontre virtuelle sur la plate-forme Meet.

Date: Vendredi 6 novembre 2020

Heure: de 19 h à 21 h

Coût: 40,00$

Comment s’inscrire: cliquez sur le bouton de paiement ci-dessous. Vous serez automatiquement inscrits à la formation. Vous recevez un courriel avec le lien pour accéder à la formation, trente minutes avant le début de cette dernière.

Prérequis : aucun

Date limite d’inscription: 30 octobre 2020

Prise de notes écrire un roman

Formation virtuelle « Écrire un roman, comment ça marche? »

Vous voulez vous lancer dans l’écriture d’un roman?

Vous ne savez pas par où commencer ni comment faire?

Vos idées sont éparpillées dans un fouillis total? Cet atelier est pour vous!

Le dimanche 27 septembre 2020 À la page donnera son prochain atelier de formation virtuel « Écrire un roman, comment ça marche? »

Pendant cet atelier d’environ 3 heures, nous verrons les aspects les plus importants pour l’écriture d’un roman, tel que:

  • le schéma narratif;
  • les bases de l’écriture d’une histoire (et d’un roman);
  • la rédaction du plan;
  • la création des personnages;
  • l’ambiance et les émotions;
  • la publication;
  • les questions les plus souvent posées;
  • les pièges et clichés à éviter;
  • et plusieurs autres.

Lieu: rencontre virtuelle sur la plate-forme Meet.

Date: 27 septembre 2020

Heure: de 13 h à 16 h

Coût: 50,00$

Comment s’inscrire: cliquez sur le bouton de paiement ci-dessous. Vous serez automatiquement inscrits à la formation. Vous recevez un courriel avec le lien pour accéder à la formation, trente minutes avant le début de cette dernière.

Prérequis : aucun (sauf peut-être vouloir écrire un roman)

Pour voir le syllabus de la formation, cliquez ici.

Date limite d’inscription: 24 septembre 2020

Pour obtenir plus d’informations, contactez-nous à alapage.contact@gmail.com.

Vocabulaire, lettres mélangées

Pourquoi enrichir votre vocabulaire?

Les gens se demandent souvent sur quels critères un manuscrit est évalué lorsqu’il passe entre les mains d’un éditeur. Évidemment, il y en a plusieurs: l’originalité de l’histoire, la complexité des personnages, la cohérence du récit, etc.

Un de ces critères est bien sûr la qualité de la langue. Cela passe autant par l’orthographe, la grammaire ou la syntaxe. Mais aussi, par la richesse et la variété de votre vocabulaire. En effet, la majorité des éditeurs, en plus d’accorder une grande importance à la qualité de la langue, sont généralement allergiques aux répétitions dans un texte.

Et par répétitions, on parle autant de mots de même famille (comme voisin, voisinage ou avoisiner, par exemple) que d’expressions (souvent qualifiées de tics de langage). Un vocabulaire pauvre et restreint peut nuire grandement à un texte, même si l’histoire est de qualité.

On ne construit pas une maison avec deux ou trois outils. De la même façon, on ne raconte pas une histoire avec une faible variété de mots. Les mots sont vos outils. Il est donc important d’enrichir son vocabulaire.

Une erreur que plusieurs auteurs en herbe commettent est donc de sous-estimer l’importance d’avoir un vocabulaire varié. Celui-ci doit, autant que possible, être riche, diversifié et précis. Il est donc important, pour améliorer la qualité de votre écriture, d’enrichir votre vocabulaire.

Comment faire pour enrichir son vocabulaire?

Privilégiez les synonymes. Faites attention de ne pas réutiliser les mêmes termes trop souvent. N’hésitez pas à ouvrir votre dictionnaire ou à fouiner sur internet pour trouver des synonymes ou des mots semblables. Par exemple:

  • Pour voiture: auto, véhicule.
  • Pour maison: demeure, résidence, bâtiment, foyer.
  • Pour tête: crâne, front (pour la partie du corps); cerveau, cervelle, matière grise (pour l’organe); esprit, intelligence, intellect, mémoire (de manière figurée).

Favorisez l’emploi de mots précis. Évitez les mots trop flous, au sens trop général. Voici quelques exemples de ces mots et expressions, très souvent utilisés par les auteurs qui débutent, et dont il vaut mieux limiter l’usage autant que possible.

  • ça, cela
  • chose, truc, machin
  • dire
  • faire
  • être
  • genre de (ou sorte de, espèce de)
  • il y a (ou il y avait)

Des exemples?

Comme dit précédemment, essayer de varier les termes employés. Vous pouvez trouver un autre mot dont le sens est semblable, prendre une expression remplaçant le mot en question ou choisir un terme plus précis selon le contexte de votre scène. Une autre possibilité et de simplement supprimer le mot du texte. En effet, il n’est pas rare que des auteurs répètent certains termes inutilement. Parfois, la simplicité est de mise.

En ce qui a trait aux mots cités plus haut, voici, à titre d’exemple, quelques synonymes concernant les verbes «dire» et «faire», qui figurent certainement parmi les plus employés. Pourtant, il existe un grand nombre de synonymes, souvent plus précis.

Pour dire: affirmer, annoncer, déclarer, discuter, échanger, lancer, plaider, prétendre, renchérir, répliquer, répondre, rétorquer, riposter, soupirer, soutenir.

Pour faire: accomplir, concevoir, concocter, créer, effectuer, exécuter, fabriquer, inventer, opérer, préparer, produire, réaliser.

Des outils pour vous aider

Pour détecter les répétitions

Il existe des sites web et des outils pour les dénicher, tels que repetition-detector.com.

Si vous avez le logiciel Antidote, celui-ci vous permet aussi de détecter les répétitions lorsque vous avez recours au correcteur.

Pour trouver des synonymes

Dans Word: dans l’onglet Révision, vous avez accès à un dictionnaire de synonymes. Il suffit de sélectionner le mot pour lequel vous cherchez un synonyme et il vous en proposera. Vous pouvez également faire un clic de droite sur le mot visé et sélectionner «Synonymes» dans le menu qui s’ouvrira. Cette fonction est un peu limitée, mais si vous n’avez pas d’autres outils sous la main, cela devrait convenir.

Dans Antidote: dans les fonctionnalités du logiciel se trouve un dictionnaire de synonymes. Il suffit d’y inscrire le mot pour lequel vous désirez des suggestions. Celui-ci est assez bien fait, car il regroupe les synonymes selon le sens recherché, puisqu’un mot peut en avoir plusieurs et que tous les synonymes ne conviennent pas en toutes circonstances.

Sur le web: il y a plusieurs sites sur lesquels vous pouvez rechercher des synonymes. Synonymo.fr, synonymes.com, larousse.fr, linternaute.fr, etc. Bien que ces outils soient parfois limités, ils peuvent tout de même être utiles.

Derniers conseils

Attention à la façon dont vous utilisez les mots et les expressions.

Oui, il est bon d’avoir un vocabulaire riche et diversifié. Mais ne tentez pas d’épater la galerie en intégrant plein de mots savants ou élégants qui pourraient rendre votre texte hermétique ou incompréhensible. Attention aussi à ne pas utiliser des mots à tort et à travers.

Un seul mot peut contenir des diversités de nuances et il faut l’employer correctement si on veut obtenir le sens voulu ou l’effet recherché. Il faut choisir les mots et leurs synonymes de manière juste. De plus, nombre d’auteurs se servent de termes ou d’expressions sans en saisir réellement le sens ou en le faisant de manière approximative et commettent des erreurs qui n’échapperont pas aux éditeurs.

Détail en passant, dans le logiciel Antidote, n’hésitez pas à vérifier les locutions et les cooccurrences d’un mot afin de vérifier les expressions acceptées. Cela peut vous être utile.

Rappelez-vous: les éditeurs en ont vu d’autres. Ils savent déceler lorsqu’un auteur ne cherche qu’à insérer des mots alambiqués dans son texte dans le seul but de faire joli, mais qui ne veulent rien dire. Ils remarquent aussi lorsqu’un auteur emploie des expressions de manière inadéquate.

Assurez-vous donc de bien comprendre et de maîtriser les termes que vous employez. Faites preuve de discernement lorsque vous choisissez vos mots.

Sur ce… bonne écriture!

Photo: Freepik

Formation virtuelle « Écrire un roman, comment ça marche? »

Vous voulez vous lancer dans l’écriture d’un roman?

Vous ne savez pas par où commencer ni comment faire?

Vos idées sont éparpillées dans un fouilli total? Cet atelier est pour vous!

Le dimanche 1er décembre 2019 À la page donnera son prochain atelier de formation virtuel « Écrire un roman, comment ça marche? »

Pendant cet atelier d’environ 3 heures, nous verrons les aspects les plus importants pour l’écriture d’un roman, tel que:

  • le schéma narratif;
  • les bases de l’écriture d’une histoire (et d’un roman);
  • la rédaction du plan;
  • la création des personnages;
  • l’ambiance et les émotions;
  • la publication;
  • les questions les plus souvent posées;
  • les pièges et clichés à éviter;
  • et plusieurs autres.

Lieu: rencontre virtuelle sur la plate-forme Jitsi.

Date: 1er décembre 2019

Heure: de 13 h à 16 h

Coût: 40$

Comment s’inscrire: cliquez sur le bouton de paiement ci-dessous. Vous serez automatiquement inscrits à la formation. Au moment de débuter l’atelier, vous recevez un courriel avec le lien pour accéder à la formation.

Prérequis : aucun (sauf peut-être vouloir écrire un roman)

Pour voir le syllabus de la formation, cliquez ici.

Inscription à la formation « Écrire un roman »

Inscription à la formation « Écrire un roman, comment ça marche? » 1er déc 2019

C$40,00

Salon du livre

Guide de survie pour auteurs en salon du livre (prise 2)

Mon guide de survie pour auteurs en salon du livre semble avoir été très populaire et avoir rejoint pas mal de monde.

Cela dit, peu après la publication de celui-ci, je me suis rendue compte qu’il y avait encore des aspects à couvrir sur le sujet. Notamment parce que j’avais oublié certains détails et ensuite, grâce à la collaboration de mes aimables collègues auteurs qui m’ont suggéré quelques trucs supplémentaires (merci Dominic, Geneviève et Marie!).

Voici donc quelques ajouts.

Kit de survie (extras)

  • Bouteille de désinfectant instantané Purell (ou une autre marque)
  • Crème hydratante pour les mains
  • Une montre (ou autre appareil pour lire l’heure)
  • De l’argent liquide, en dollars et en monnaie (on ne sait jamais!)

Kit finances

Conservez toutes les factures des frais que vous avez engagés pour participer au salon du livre. C’est-à-dire:

  • Frais de repas et de collation
  • Frais de transport (bus, auto, train, essence, kilométrage, etc.) et de stationnement
  • Frais d’hébergement

Ne faites pas comme moi et n’oubliez pas de demander vos factures de repas une fois sur deux. Et prévoyez une pochette, un sac ou n’importe quoi de pratique pour transporter et garder vos factures en lieu sûr.

Comme ceci, par exemple:

Note importante sur les factures et finances: sachez que certains éditeurs remboursent ces frais à leurs auteurs, mais pas tous. Certains versent un per diem, peu importe vos dépenses. Tous les frais non remboursés sont aussi déductibles d’impôts, à titre d’artiste. Donc, conservez-les!

Kit techno

Si vous avez un cellulaire, soyez prévoyants. Oui, vous pouvez le charger chaque jour, mais on ne sait jamais, vous pourriez être mal pris. Apportez donc:

  • un fil de recharge
  • un chargeur portatif  ou portable (aussi appelé bloc d’alimentation).

Ce petit bidule est une merveille! Il vous permet de recharger votre téléphone (ou votre tablette) partout et rapidement. Et une fois que votre téléphone est entièrement rechargé, débranchez le bloc d’alimentation rapidement. En plus, ce n’est pas très cher (entre 20$ et 80$ environ, tout dépendant de la qualité).

La plupart des commerces vendant du matériel électronique en ont sur leurs rayons.

Attention! Il faut charger le bloc d’alimentation régulièrement! Idéalement, pendant la durée de votre séjour, branchez-le tous les soirs avant de vous coucher. Pour voir ce que c’est, vous pouvez aller voir ici et ici.

Séances de signatures

  • Évitez d’avoir des séances de signature pendant les heures de diner et de souper. L’achalandage diminue considérablement. Profitez-en donc pour aller manger en même temps que tout le monde pour éviter de perdre du temps dans une salle à demi vide.
  • Pendant les matinées scolaires:
    • inutile de vous presser et d’arriver avant 9 h 30 et même 10 h. Les élèves entrent rarement dans le salon avant cette heure.
    • ne prévoyez pas de séances après 14 h (peut-être même 13 h). Les élèves doivent retourner à l’école, souvent par bus, pour être revenus à l’école vers 15 h-15 h 30. Ils quittent donc le salon une ou deux heures avant. Le salon va littéralement se vider à ce moment-là.
  • Préparez-vous un pitch de vente pour expliquer c’est quoi, l’histoire de votre livre. Ma suggestion est d’avoir une version longue (3-4 phrases, 45-60 secondes) et une version courte (1-2 phrases, max 30 secondes). Essayez d’être percutant. C’est sensiblement la même méthode que le truc du elevator pitch en vente. Vous pouvez en savoir plus ici (en anglais).
  • Vous avez fait votre pitch de vente à votre lecteur, celui-ci est intéressé, mais il hésite? Donnez-lui le signet de votre livre et inscrivez le numéro de votre kiosque au verso. Si votre lecteur, pendant son magasinage, décide finalement d’acheter votre livre, il retrouvera votre kiosque plus facilement.

Autres aspects à considérer

Les vendredis et samedis soirs, surtout au printemps, peuvent être hypothéqués s’il y a une partie de hockey et surtout si le Canadien fait les séries. Durant ces périodes, les salons se vident complètement. (Et non, ce n’est pas une blague…)

Vous voulez les conseils de mes deux billets dans un seul document? Voici le Guide de survie de l’auteur en salon, en version PDF téléchargeable! Et il vient avec un petit extra en plus!

Vous pouvez aussi consulter l’excellent site de mon collègue Dominic Bellavance, dont la section sur les salons de son billet 100 trucs pour faire la promotion de vos livres.

Bonne lecture et bon salon du livre!

Crédit photo: Livreshebdo-Photo F.PIAULT/LH

Guide de survie pour auteurs en salon du livre

Il y a quelques années, en voyant l’insécurité de plusieurs auteurs qui en étaient à une de leur première expérience avec le Salon du livre de Montréal, en tant qu’auteur en séances de dédicaces, j’ai décidé de produire un petit guide de survie en salon pour les auteurs. Depuis 2001, j’ai été responsable de salons pour des éditeurs, puis auteure moi-même. J’en ai vu de toutes les couleurs, croyez-moi.

Le Salon du livre de Montréal (SLM pour les habitués) est le plus grand du Québec, avec ses 120 000 visiteurs (dont 20 000 élèves), 880 maisons d’édition, 400 animations et tables rondes et 2400 séances de dédicaces. Bref, il y a de quoi impressionner.

Il vaut mieux être bien organisé, car passer une ou plusieurs journées à faire des séances de dédicaces et peut-être des animations dans un salon du livre, surtout s’il est grand, peut s’avérer une expérience agréable et enrichissante, mais épuisante et éreintante.

Depuis mon dernier guide de survie, j’ai eu le temps de réfléchir à de nouveaux trucs et conseils. Je vous en livre plusieurs, mais cette fois, j’y ai ajouté des nouveaux qui vous seront utiles pas juste pendant le salon, mais aussi avant.

Un à deux mois avant le salon

Lorsque vous préparez vos séances de dédicaces

  • N’oubliez pas d’avertir votre éditeur de votre intérêt pour un salon. N’attendez pas qu’il le fasse, car certains oublient ou ne proposent pas automatiquement des dédicaces à tous leurs auteurs.
  • Allez fouiner régulièrement sur le site de l’AQSL pour voir les dates butoirs des salons, dans la section Agenda de l’exposant. Ça vous évitera de passer tout droit. Vous pouvez aussi demander à être inscrit sur la liste d’envoi du Bulletin Liaison, qui tient les éditeurs au courant de ces dates.
  • Lorsqu’un éditeur vous demande vos disponibilités, ne lui dites pas que vous êtes disponible mur à mur. Sinon, certains vont réellement vous donner des séances de 9 h à 9 h et vous risquez de trouver cela très épuisant.
  • Prévoyez des blocs de dédicaces ni trop longs ni trop courts. Entre 1 heure et 3 heures à la fois. Pas plus. Si c’est trop long, vous risquez soit de vous ennuyer, soit d’être fatigué. Surtout si vous en êtes à vos premières armes et avez peu de lecteurs. Passer des heures assis à une table sans qu’on nous parle ou même qu’on nous regarde peut être très dur pour l’égo. Vaut mieux prévoir des séances de courte durée et prendre des pauses régulièrement.
  • Si vous avez plusieurs éditeurs, donnez vos disponibilités en blocs à ces derniers lorsqu’ils vous les demandent, pour éviter d’être surbookés. Ex: Donner le jeudi, de 9 h à 12 h à l’éditeur A et de 13 h à 16 h à l’éditeur B. Vendredi, de 9 h à 12 h à l’éditeur C et de 13 h à 16 h à l’éditeur D. Et ainsi de suite.
  • Si possible, prévoyez entre 15 et 30 minutes minimum entre vos différentes séances, surtout si vous devez changer de kiosque. Gardez-vous un peu de temps pour aller à la salle de bain, prendre quelque chose à grignoter, etc. Les déplacements peuvent être infernaux en salons, surtout à Montréal.
  • Prévoyez au moins une heure de pause pour les repas principaux, comme le dîner et/ou le souper. Cela vous donnera le temps de trouver où et quoi manger, de faire la file s’il y en a une, de payer votre repas, de manger sans vous presser, d’aller aux toilettes et peut-être de faire une autre course, si cela s’avère nécessaire. Croyez-moi, le temps passe très vite et on ne sait jamais de quoi on peut avoir besoin.
  • Vous êtes auteur jeunesse? Visez les matinées scolaires. Vous êtes auteur adulte? Visez le vendredi soir et la fin de semaine. Et bien sûr, rien ne vous empêche d’être là aux deux. Sachez que les plages les plus populaires sont les samedi et dimanche, de 12 h à 17 h. Parfois, elles sont réservées aux auteurs vedettes ou à ceux qui viennent de sortir une nouveauté. Et parfois, c’est premier arrivé, premier servi.

Quelques jours avant le salon

On ne le soupçonne pas, mais être dans un salon du livre est exigeant, fatigant, difficile. L’air y est souvent sec, il y a beaucoup de poussière, des tapis, l’éclairage est cru, le bruit y est presque constant, et la température peut y être très chaude lorsqu’il y a foule ou très fraîche lorsque les visiteurs partent.

Bref, après plusieurs heures, on est souvent brûlés, assoiffés, avec les yeux irrités et la gorge sèche. Sans compter que l’on mange parfois sur le pouce (et souvent mal), qu’on a du mal à se souvenir de nos horaires, qu’on ne se rappelle plus dans quel kiosque on doit se rendre, etc. Cependant, il y a tout de même moyen de se préparer pour mieux y survivre.

Il est bon d’être prévoyant et d’apporter certaines choses. Je les ai classées par catégories.

Kit de survie

Celui-ci devrait comprendre:

  • Une bouteille d’eau, réutilisable, idéalement;
  • Des gouttes pour les yeux;
  • Un baume pour les lèvres;
  • Une ou des collations;
  • Des pastilles, des bonbons ou de la gomme;
  • Des Tylenols ou des Advils;
  • Votre horaire de dédicaces, avec no. de kiosque, glissé dans votre cocarde.

Kit de base

Ceci est ce que vous devriez apporter pour vos séances de dédicace:

  • Des crayons et stylos, en plusieurs exemplaires (vous seriez surpris de voir le nombre d’auteurs qui les oublient!);
  • Des signets (assurez-vous de toujours en avoir, car certains éditeurs n’apportent pas tout ou pas en quantité suffisante!);
  • Des affiches (si vous en avez);
  • Des élastiques (pour les signets et affiches);
  • D’autre matériel promo, si vous en avez (carte professionnelle, carte postale promo, etc.);
  • Si vous avez de bonnes ventes, qu’il vous est arrivé d’écouler tous vos stocks et que vous avez des exemplaires de vos livres chez vous, vous pouvez en apporter, si ce ne n’est pas trop encombrant. Parfois, c’est utile (mais pas toujours!). Certains éditeurs ou libraires vont les prendre pour les vendre, mais là aussi, pas toujours. Idéalement, il vaut mieux leur en parler avant et éviter de traîner des livres pour rien.

Kit de vêtements

Étant donné que la température des salons varie énormément selon l’achalandage et l’endroit où vous êtes placés, habillez-vous en plusieurs couches. Prévoyez donc:

  • Une chemise ou un chandail léger, à manches courtes;
  • Une veste, un veston ou un chandail plus chaud;
  • Vos lunettes, si vous en portez (évitez les lentilles cornéennes, ça risque de devenir vite inconfortable);
  • Bottes et manteaux légers, si possible. L’espace de rangement est restreint dans les kiosques et l’attente est parfois longue pour le vestiaire;
  • Des chaussures confortables, pour la marche.

Note: Si vous désirez être élégant.e pendant votre dédicace, vous pouvez apporter des souliers chics à talons hauts. Mais prévoyez aussi des chaussures de marche, car vous risquez de vous retrouver avec les pieds en compote à la fin de la journée.

Trucs divers

La plupart des salons ont un espace pour les exposants, situé en retrait, souvent près de celui prévu pour les bénévoles. Ces lieux sont plus tranquilles et moins achalandés. On peut souvent s’y asseoir pour se reposer. Parfois, on y trouve des grignotines, des collations et des boissons. Si vous n’en connaissez pas l’emplacement, demandez à des auteurs expérimentés, à votre éditeur ou aux bénévoles et employés du salon. Quelqu’un finira bien par vous donner la réponse.

Essayez toujours d’arriver d’avance au salon, si possible. Les places de stationnement sont parfois très loin, la marche du métro jusqu’à votre kiosque peut être longue, il peut y avoir de l’attente pour obtenir votre cocarde à l’accréditation ou une file au vestiaire, la foule peut être monstre et vous ralentir. Bref… ne soyez pas à la dernière minute et gardez-vous une marge de manoeuvre pour les déplacements.

Idéalement, lorsque vous arrivez sur place, essayez de repérer les commerces et restaurants qui se trouvent autour. Cela pourrait vous être utile.

Entre vos séances, essayez de sortir un peu à l’extérieur. Prendre l’air, ça fait toujours du bien.

M.À.J. 5 novembre: Après la publication de ce billet, je me suis rendue compte qu’il y avait encore des aspects à couvrir sur le sujet. Notamment parce que j’avais oublié certains détails et ensuite, grâce à la collaboration de mes aimables collègues auteurs qui m’ont suggéré quelques trucs supplémentaires

J’ai donc rédigé un second billet sur le sujet que vous pouvez consulter ici.

Vous voulez les conseils de mes deux billets dans un seul document? Voici le Guide de survie de l’auteur en salon, en version PDF téléchargeable! Et il vient avec un petit extra en plus!

Vous pouvez aussi consulter l’excellent site de mon collègue Dominic Bellavance, dont la section sur les salons de son billet 100 trucs pour faire la promotion de vos livres.

Voilà! Bon salon!

Crédit photo: Jean-Guy Thibodeau, Nightlife.ca

Pourquoi un manuscrit est-il refusé?

Tout a été dit, mais pas par moi.

— Gilles Vigneault

Nombre d’auteurs désirent être publiés, mais plusieurs d’entre eux échouent sans savoir pourquoi.

Le pourcentage de manuscrits publiés, parmi tous ceux envoyés chez des éditeurs, varie entre 1% et 5%, tout dépendant d’un certain nombre de facteurs.

Parmi ces textes acceptés, plusieurs sont des auteurs ayant déjà publié auparavant. La proportion d’auteurs « débutants » qui en sont à leurs premières armes et parviennent à être acceptés chez un éditeur est donc très faible.

De plus, bien des éditeurs, recevant plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de manuscrits par an, ne les lisent pas tous en entier. Parfois, la lecture de quelques pages suffit pour que ces derniers se fassent une idée et rejettent un texte qui ne correspond pas à leurs critères de qualité. (Une expression que vous avez peut-être vue ou entendue souvent.)

Cela vous semble peut-être injuste?

C’est compréhensible, mais n’oubliez pas le nombre très important de textes qu’un éditeur reçoit. De plus, les éditeurs demeurent des professionnels et des gens d’affaires. Ce sont des chirurgiens du livre et leur regard est professionnel, rigoureux, mais souvent sans pitié. Leur expérience leur permet de différencier très rapidement un texte publiable dans leur maison d’édition d’un texte qui ne l’est pas.

Même si aucun manuscrit n’est parfait au départ, plus il accumule les défauts, plus il court le risque d’être refusé.

Sachez aussi que l’éditeur ne peut pas publier tout ce qu’il reçoit. Il doit faire des choix et parfois, ceux-ci sont déchirants, mais c’est ainsi.

Mais pourquoi? Qu’est-ce qui cloche dans mon texte?

Tout d’abord, il se peut que votre manuscrit ne corresponde tout simplement pas à ce que l’éditeur recherche. Ce n’est donc pas toujours une évaluation sur la qualité de votre manuscrit. Cependant, il y a tout de même des critères à connaître et qui peuvent faire la différence entre voir son manuscrit accepté ou refusé.

Et puisque les éditeurs expliquent rarement les raisons de leurs refus, vous êtes souvent dans le noir concernant ce qui a motivé leur décision.

Les raisons énoncées ici ne sont pas les seules prises en compte, mais les connaître peut vous aider. Voici une petite liste (non exhaustive) d’erreurs, parfois capitales, faites par certains auteurs:

1. Envoyer un manuscrit à un éditeur sans avoir fait de recherche sur ce dernier.

C’est le genre d’erreur qui fait que certains auteurs envoient un manuscrit de poésie à un éditeur spécialisé en littérature jeunesse. Ou un livre de cuisine à un éditeur publiant du livre scolaire. Dans ces cas, l’éditeur ne lira même pas le manuscrit qui sera refusé illico sans avoir été évalué.

Cette erreur est bien plus répandue qu’on ne le croit. Vérifiez les publications des éditeurs que vous ciblez. Cela augmentera déjà vos chances et vous évitera de perdre temps et argent.

Il y a d’autres critères pour soumettre un manuscrit.

Tout d’abord, certains éditeurs n’acceptent plus que les manuscrits en format numérique, d’autres en format papier et d’autres acceptent les deux. Il est donc important de valider cela avant d’envoyer quoi que ce soit.

Parmi les éditeurs acceptant les manuscrits en format papier, les critères ressemblent souvent à ceci:

  • Feuilles 8 1/2″ x 11″ (format lettre);
  • Dactylographié;
  • Imprimé recto seulement à double interligne ou interligne et demi;
  • Paginé;
  • Taille de police standard, comme Times New Roman ou Arial, de taille 12 ou 14 points.

Allez toujours vérifier sur les sites des éditeurs avant. Chacun d’eux a ses propres exigences et vous maximisez vos chances en respectant celles-ci.

Pour les éditeurs qui acceptent les manuscrits numériques, vérifiez s’ils acceptent les textes en format Word, PDF ou autres.

On demande souvent de joindre une lettre de présentation avec le manuscrit, contenant les informations suivantes : résumé, synopsis, genre, public cible; ainsi qu’une lettre de présentation sur vous, contenant une bibliographie si vous en avez une.

Et, si possible, évitez les mises en page compliquées, les décorations, fioritures et autres fantaisies. Tout d’abord, l’éditeur n’évalue que le texte. Ensuite, s’il publie ce dernier, il se chargera de la mise en page. Si vous avez des éléments visuels ou autres trucs à ajouter, il sera temps de le faire une fois que l’éditeur aura accepté votre manuscrit.

2. Ne pas avoir lu avant

Ce genre d’erreur peut sembler étrange, mais elle est également plus commune qu’on le penserait. Nombre d’auteurs écrivent des manuscrits sans avoir lu quoi que ce soit avant (ou en ayant lu bien peu).

Ce genre d’erreur fait en sorte que leurs manuscrits souffrent souvent de plusieurs défauts non négligeables. Parmi ceux-ci, voici les faiblesses les plus courantes et les plus importantes.

  • Intrigue banale lue des centaines de fois
  • Personnages clichés, unidimensionnels et sans personnalité
  • Péripéties et dénouements prévisibles
  • Qualité d’écriture moyenne ou carrément mauvaise

Ce genre d’erreurs ne pardonnent pas, surtout si votre texte contient la plupart d’entre elles. Peu de textes sont parfaits, mais un manuscrit qui cumule trop de ces faiblesses sera vite écarté.

Bien des auteurs se lancent dans l’écriture d’un roman sans en avoir lu d’autres avant et ignorent ce qui se publie déjà. Ils sont donc convaincus d’avoir une merveilleuse histoire originale et palpitante. Mais étant donné leur manque de connaissance du marché, ils ne peuvent savoir que leur texte ne se démarque pas.

Mais les éditeurs, eux, ont lu beaucoup de textes. Des histoires comme la vôtre, ils en ont peut-être lu des centaines. Et la plupart ne veulent pas publier du réchauffé, ils veulent un manuscrit qui a quelque chose d’unique, que ce soit au niveau de l’histoire, des personnages, du contexte ou du style.

Pour être publié, votre texte doit se démarquer, avoir quelque chose de différent.

Bien sûr, il est difficile d’être parfaitement original sachant que tant d’histoires, tant de livres ont été publiés. Mais il est toujours possible de se distinguer malgré tout. Parfois, une intrigue un peu ordinaire peut être compensée par des personnages colorés ou un style littéraire élégant.

Regardez ce qui se fait ailleurs, et pas juste dans les livres. Les films, la télévision nous influencent aussi. Si votre histoire ressemble trop à ce qui existe déjà, ce n’est peut-être pas bon signe.

3. Soumettre un texte bourré de fautes.

Cette erreur, aussi surprenante soit-elle, est également fréquente. Et on ne parle pas simplement de style ou d’esthétique. On parle de règles élémentaires. Un certain nombre de textes soumis à des éditeurs souffrent d’importantes lacunes, tant sur le plan de l’orthographe, de la grammaire que de la syntaxe.

Certains manuscrits ont des fautes à toutes les phrases! (Je n’exagère pas.) Certains ont des phrases si mal construites que cela rend le texte incompréhensible.

Il est très difficile, voire carrément désagréable pour un éditeur de lire un texte alors qu’il bute constamment sur des fautes. Cela nuit grandement à l’appréciation du texte. De plus, si le travail de correction s’annonce trop important, cela signifie des coûts plus élevés pour l’éditeur, ce qui peut le décourager de publier le texte.

Donc, avant d’envoyer votre manuscrit à un éditeur, faites-le corriger ou investissez dans un correcteur comme Antidote. Cela vaut souvent la peine.

Cette courte liste évoque, de manière brève, quelques pièges à éviter lorsque vous soumettez un manuscrit à un éditeur. Bien sûr, ce ne sont pas les seuls critères qui sont considérés, mais ils sont importants et vous ne devriez pas les sous-estimer.

Il y a toutes sortes de façons d’écrire un texte de qualité. Mais il faut aussi savoir éviter les erreurs importantes énumérées ci-dessus.

Sur ce… bonne écriture!